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Mission hasardeuse. [ft Maxwell]

le Dim 10 Déc - 23:21
-
     Cela faisait une demi-heure que le pyromane était assis sur son lit face au mur contre lequel se dernier se trouvait. Les yeux dans le vague, son cerveau lui faisait une nouvelle crise d'hallucinations. Il ne s'en rendait pas compte, perdu dans l'immensité de cette chose qui, pour lui, devenaient commun. Le brun tentait d'oublier les voix murmurant à ses oreilles, aux regards posés dans son dos, aux mains qui le frôlaient. Perdu dans un monde à part, le jeune homme n'avait plus conscience de la réalité. Il fixait simplement ce mur vide, craquelé. Pourtant, il n'avait ingéré, respiré ou injecté aucune drogue. La folie. Seulement la folie. Sournoise. Vicieuse. Rampante dans son esprit comme un mille-pattes au sol. Son cas ne s'arrangeait pas. Sans médicament et vu la vie sanglante qu'il menait, impossible de retrouver un semblant de vie correcte.



     Le junkie tourna rapidement la tête du côté droit. Une ombre venait de passer dans son champ de vision périphérique, il en était sûr. Il resta un moment sans bouger, presque sans respirer. Des bruits de volets sur lesquels on tape l'intrigua. Une nouvelle voix se mélangea au flot déjà présent. Wei se concentra dessus. Il semblait reconnaître la voix de Max.

Max ?

     Comme soudainement brisé de son délire, il revint à lui ; passa ses mains dans ses cheveux, serra ses mèches, se plia en avant. Maxwell était bel et bien en train de l'appeler en toquant contre son volet fermé. Il se leva du lit. Une jambe tremblante après l'autre. Il semblait avoir du mal à retrouver un semblant de réalité. Il se dirigea vers la bassine d'eau fraîche posée sur son bureau. Il plongea les mains dedans et se jeta le liquide à la figure. Le brun s'essuya ensuite et ouvrit d'un geste sec les volets maltraités.

« Quoi ?!
Ah bah enfin ! Ca fait dix minutes que je tape ! T'as pas oublié notre mission ? »

     Une mission ? Il fronça les sourcils. Mission... mission... Oh. Ah ouais. Celle donnée par Mama il y avait quelques jours, et que les deux compères devaient mettre en oeuvre le plus vite possible.

« Tu me laisses deux secondes, le morveux. Je récupère mes affaires. »

     Le borderline lui claqua les volets au nez et les ferma de l'intérieur pour qu'il ne puisse pas rentrer dans son appartement. Il rassembla le matériel dont il avait besoin. Il passa devant un miroir crasseux. Il s'arrêta, laissa passer une ou deux secondes et revint sur ses pas, regarda son reflet. Que c'était-il passé durant ces dix minutes pendant lequel le gamin l'avait appelé ? Le noir complet. Impossible de s'en souvenir. Il secoua la tête et passa une nouvelle fois une main dans ses cheveux. Il enfila son demi-masque pour cacher sa bouche et son nez, posa le normal sur le haut de son visage. Sa cape sur les épaules, ses gants et son poignard accrochés à sa ceinture, il vérifia que tout était bon et rouvrit le passage. Le plus jeune se cassa la gueule dans sa chambre. Forcément. Wei leva les yeux au ciel. Quelle idée de s'être appuyé sur ses volets. Il le vit se relever fissa et ferma derrière eux. Une fois la gouttière descendue, il frotta ses mains sur son pantalon.

« Rappelle-moi ce qu'on doit faire, que je sache si t'as retenu la leçon. »

     En vrai c'est lui qui avait besoin d'un rafraîchissement. Le plus jeune lui récita quasi mot pour mot ce que leur avait dit la vielle femme. Pour résumer, ils devaient trouver et abattre un homme, dans la cinquantaine, qui rôdaient ces derniers temps dans les vieilles ruelles d'Unnder. Probablement un espion ou quelque chose du genre. Accompagné par deux types, probablement des cyclopes en civil. Tout ce petit monde était à éliminé, évidemment dans la plus grande discrétion. Maintenant il s'en souvenait. Le pyrotechnicien lui donna une petite tape derrière la crâne et se mit en route.

« Allez, on bouge. »

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Re: Mission hasardeuse. [ft Maxwell]

le Lun 11 Déc - 4:00
Mission hasardeuse
Wei & Maxwell

Une journée de débauche, une vraie journée de débauche dans les bras de mon client préféré. Je reviens tout sourire depuis le monde des démons et retrouve mon appart’ le pyro à l’étage du dessus qui ne produit pas le moindre bruit. J’ai environ trente minutes pour me changer, me donner un semblant de toilette et retrouver Wei pour notre mission. On s’attend toujours en bas de la gouttière, il aime pas que je vienne le chercher direct dans son appart, il me trouve collant et envahissant. Et il a raison. J’esquisse un sourire à cette pensée. Je sais aussi qu’il m’aime bien et en retour je l’aime bien aussi. Il est mon seul ami, mon frère, le seul qui a survécu. Il m’a rendu fort, il m’a aidé à survivre et surtout, il a besoin de moi. Je le sais. Si mon esprit est pas toujours très sain d’après les normes sociales, on peut dire que le sien peut amplement dépasser les limites et dans tous les sens. En sept ans, je l’ai vu passer par toutes sortes de phases. En sept ans, j’ai vu ses moments de pures folies augmentées ; Toujours progressivement, insidieusement, mais bien présent. Je crois que dans notre monde de misères et de scènes sanglante, nous trouvons en l’autre l’équivalent d’un semblant de famille. Celle que je n’ai jamais eu pour ma part, celle que Wei a abandonné pour la sienne. Je vire mes fringues, donne un coup de toilette à mon corps et me rhabille rapidement. Il fait tellement froid. Il faut que je demande à Wei de le faire un truc genre cheminé avec ses flammes. Je me pare de mon masque, ma dague, trois pull, ma cape. Ce sont mes pulls complémentaires. La combinaison des trois permets d’avoir un pull sans trou, même si j’ai l’air ridicule avec toutes ces couches.

Cinq minutes en avance. Moi. De l’avance. C’est assez extraordinaire pour que je me dise qu’il faudra que je demande un cadeau à Wei pour me récompenser. Un sourire se dessine sur mes lèvres et en attendant le pyro, je joue à courir après les flocons qui comment à tomber. Le temps s’écoule. Je ne veux plus m’amuser. Mon sourire s’est éteint. Mon ami n’est toujours pas arrivé. Je lève un regard inquiet vers le dernier étage de note vieil immeuble. Je sors de ma poche la montre a gousset que j’ai volé dans la poche d’un passant sur la place du marché de Karis. Une heure et demi que j’attends qu’il me rejoigne. Je craque. J’escalade la gouttière après avoir rejoint le monde des esprits pour être sûr que personne n’aperçoive ma petite carcasse se hissant jusqu’au dernier étage. Je frappe sur le volet. Clos. Pas une grande surprise ; Là ou pas là, Wei n’aime pas être vulnérable et cela passe par une isolation physique. Je me les gèle, mes doigts ressemblent à des petits glaçons. Au moins, dans l’autre plan, la température est douce. Enfin Wei ouvre le volet.

« Ah bah enfin ! Ça fait dix minutes que je tape ! T'as pas oublié notre mission ? »

Ce que je vois ne me fais pas plaisir, plus envie de sourire. Wei ne va pas bien. Il m’envoie boulet comme d’habitudes, claque le volet à mon nez le temps de se préparer. Je m’y adosse pensif. Je n’aime pas le voir ainsi. C’est dangereux de partir en mission quand il est dans cet état.

Lorsque le pyro rouvre le volet, je m’éclate en arrière.

« Aïe. »

On repart dans l’autre sens après que je me sois frotté la tête et le postérieur, deux zones osseuses qui n’ont pas apprécié la chute.
Wei m’interroge sur notre mission du soir. Je réponds machinalement, pas certains d’avoir tout juste, mais il finit pas approuver mes dires et nous nous mettons en route après une dernière claque sur mon crâne. A l’endroit de ma bosse fraîchement faite. Je grimace.

Noua parcourons les toits de Synchro avec un semblant de discrétion. Je ne lâche pas Wei du regard. Sa mine me hante, ce que j’ai vu lorsqu’il a ouvert le volet tout à l’heure. Il a beau se dissimuler maintenant sous son double masque, je ne suis pas dupe. Je sais ce que j’ai vu tout à l’heure. C’est le regard éteint du pyro qui m’a le plus choqué. J’aime bien mieux lorsqu’il est dans ses phases de trop pleins d’amour et qu’il recherche mon affection, le petit frère en moi, celui qu’il aime protéger et qu’il ne cache pas ses véritables sentiments à mon égard.

Poster sur un toit branlant, nous guettons, attendant le moment fatidique où notre cible fera son apparition pour mourir sous nos lames.

« Laisse-moi le tuer. »

Je le lui demande, mais je suis presque ‘un peu autoritaire par rapport à ce que je suis habituellement. C’est juste qu’à chaque fois que mon ami part dans une frénésie meurtrière, il en ressort affaibli, malade autant physiquement que psychologiquement. Et s’il est dans l’état que je soupçonne, alors tuer ce soir pour lui ne fera que lui porter préjudice.
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Re: Mission hasardeuse. [ft Maxwell]

le Mar 12 Déc - 0:01
-
     Wei n'avait pas décroché un mot depuis qu'ils s'étaient mis en route. Une guerre intérieure livrait bataille pour savoir de qui, la folie ou la raison prendra les rênes cette nuit. S'il continuerait à entendre ses maudites voix d’outre tombe ou si le calme régnera dans son esprit. Il venait à se demander si les gens assassinés par sa lame ne revenaient pas le hanter. Cela expliquerait tout. Leurs voix, leurs ombres sur les murs, les sensations qu'on le touche et qu'on l'observe. Son échine s'hérissa. Non. Pourtant non. Les fantômes n'existaient pas. Et ces trucs, là, que Max pouvait voir, n'habitaient pas dans la même dimension qu'eux. Alors pourquoi ? Pourquoi il voyait ces choses ? Ces choses si réelles ? Il ne comprenait pas : voulait savoir. Ne faire part de son état mental à personne n'arrangeait pas son cas. Il ne voulait pas qu'on le prenne pour ce qu'il n'était pas. Un fou. Le plus vieux n'était pas fou. Tout ce qu'il voyait et entendait était réel. Mais alors pourquoi ? Pourquoi seul lui semblait entendre ce brouhaha constant dans ses oreilles lorsqu'il s’énervait un peu trop ? Pourquoi le regardait-on étrangement lorsqu'il tournait la tête pour voir un mouvement passé au coin de l'oeil ? Toutes ces questions lui firent manquer un morceau de toit écroulé, qui laissait voir les fondations en métal. Il se prit les pieds dans une barre et s'étala de tout son long au sol. Encore une fois, cette perturbation lui permit de renouer avec la réalité. Le morveux s'était arrêté et lui tendait la main pour qu'il se relève. Le brun serra les dents derrière son masque et fit valser ses doigts, se relevant de lui-même.

     Le pyromane, qui pourtant savait gérer l'escalade urbaine des vieux immeubles en ruines, manqua plusieurs fois de se ratatiner en bas en loupant ses sauts d'un toit à l'autre. Il se rattrapait de justesse sur les bords et patinait dans le vide en essayant de trouver des points d'appui avec ses chaussures pour se hisser plus facilement avec ses bras. Décidément, aujourd'hui et encore pire à cause de cette chute, rien n'allait pour le jeune homme et il n'arrivait même plus à le cacher aux yeux de son coéquipier. Ce sentiment de faiblesse, il le compensait par la violence. Il n'aimait pas paraître pathétique aux yeux des autres. Le tueur ne voulait pas qu'on l'écrase. C'était lui qui imposait ses lois, pas l'inverse. Toute cette colère, tout cette haine n'était peut-être finalement que la face visible d'un iceberg plus vicieux et que la force et l'intimidation permettaient de cacher le mal qui prenait de plus en plus de place. Il ne put s'empêcher de pester lorsqu'il se vautra une nouvelle fois contre la paroi d'un immeuble. Il n'arrivait pas à calculer les distances ce soir, trop perturbé par le flots de pensées décousues.

     Ils arrivèrent enfin à destination. Il n'y avait plus qu'à attendre la cible et surveiller le moindre signe de relâchement de la part de ses gardes du corps. Une partie de lui revenait à la réalité, savait pourquoi ils faisaient ça. L'autre continuait de disjoncter. Avec un cocktail pareil, le pauvre ne savait plus où il en était. Les paroles du plus jeune eurent l'effet d'un coup de massue. Il tourna lentement la tête vers lui, posa ses yeux sombres et cernés par les brûlures qu'avaient provoqué son masque sur le jeune homme à ses côtés. La lueur qui y régnait n'annonçait rien de bon pour le gamin s'il continuait sur son ton. Wei resta silencieux et reprit son observation. Un silence lourd, tendu. Le malaise était palpable. Il recommençait à perdre la raison et le morveux risquait d'en faire les frais. Dans ces moments, ce n'était pas le brun qui commandait. C'était autre chose. Une chose plus sale, qui ne refrénait pas ses envies de violence. Sans la barrière qui, d'ordinaire, protégeait Maxwell de cet excès de rage en poussant le plus vieux à frapper les objets autour d'eux plutôt que le corps chétif de son ami, ce dernier se retrouvait malheureusement en danger, étant la première personne à portée de sa main sanglante. Mais face à ce silence, Max insista. Puisque la première fois ne lui avait pas suffit, il l'attrapa par le col et le souleva presque de terre. Tant pis si leur silhouette se trouvaient à découvert. Le pyro tira sur son demi-masque pour le laisser pendre à son cou et libérer sa bouche.

« Et tu penses pouvoir faire le taf seul, alors qu'on connait rien de la cible ? T'as pensé aux types qui l'accompagnaient ?! Tu crois vraiment qu'un morveux de ton genre peut plier trois gars comme des brindilles ?! »

     D'un mouvement sec, il le libéra en le poussant. Son esprit cédait à la nouvelle vague de folie. La bête en lui avait commencé à arracher ses chaînes. Combien de temps restait-il avant qu'elle ne brise le dernier lien pour corrompre son esprit à jamais ? Des jours ? Des mois ? Des années tout au plus ? Sans réelle aide, le brun finirait par sombrer à un moment où un autre, d'atteindre un point de non retour qui l'emmènerait à l'asile pour ne plus en ressortir. Malheureusement, le morveux n'était qu'un placebo ; une issue de secours qui lui permettait d'échapper un peu plus longtemps à la maladie qui le rattrapait toujours à un moment donné. Et plus il s'enfonçait, moins le plus jeune arrivait à le ramener à la raison. La rage bouillait dans son ventre. Les implants le longs de ses avants-bras et sur ses mains prirent feu. Il remit son masque et tel un animal en cage, fit les cent pas en attendant leur victime. Avec le boucan qu'il avait provoqué, soit il venait de faire fuir les sans-abris, soit attirer les quelques rares cyclopes qui patrouillaient encore dans ce quartier de misère. Dans un dernier élan de gentillesse, l'assassin trouva la force de s'éloigner un peu du jeune homme pour ne pas lui envoyer son poing enflammé en plein visage. Il s'accroupit sur un autre bord de l'immeuble et scruta la ruelle en bas. Il fallait qu'il se calme.

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Re: Mission hasardeuse. [ft Maxwell]

le Mar 12 Déc - 1:21
Mission hasardeuse
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Il m'ignore… Je boude. Il m'ignore. Connard. Ok, je m'aventurerai pas à le dire à haute voix, je me ferais sans doute dégommer vu l'état dans lequel il semble être. J'attends un moment et puis finalement, j'aime pas bouder, c'est trop triste de se faire la tête quand on s'aime autant; Alors je recommence, j'insiste, je l'attrape par le bras pour qu'il me regarde dans les yeux. Mais lorsque son regard se pose sur moi, je n'ai qu'une envie. Fuir. Fuir pour ma vie. Je me sens en danger, mon instinct ne me trompe jamais. Le pyro me saisit pas le colle et je ressemble à une poupée de chiffon qu'on secoue sans se soucier de si elle ressent ou non la douleur. Je la ressens pourtant. Sa bouche est déformée par la colère alors qu'il me crache son venin dessus. Je suis content que mon masque couvre mes yeux. Je pleure. Je n'aime pas le voir comme cela. Je pleure de chagrin, de peur. Il me repousse, je manque de trébucher et passer par-dessus le toit. J'évite seulement de justesse une chute mortelle. Mon cœur s'arrêt. J'ai eu la frousse. Je le regarde tourniquer, faire les cents pas, mettre le feu à ses prothèses. Adieu discrétion, adieu mission. Je le plains, il n'aime pas annoncer à Mama qu'une mission à rater par ma faute, je n'imagine pas ce que cela va être s'il doit lui dire qu'il est responsable. J'essaye de bouder à nouveau, mais rien n'y fait, je suis inquiet. Mon ami ne va pas bien.

"Wei … on rentre."

De toute façon, j'en ai marre et je suis spur qu'on va s'attirer plus d'ennuis qu'autre chose si on reste ici après tout le brouhaha qu'à fait le pyro. Il m'ignore… encore. J'en ai marre je cris et lui attrape le bras.

"On rentre, c'est foutu…"

Je ne crois pas si bien dire. Un cri en bas. Je jette un œil, le pyro profite de mon moment de distraction pour m'asséner un coup. Je tombe. Sur le coup de la frayeur, je ne cris même pas. Ça y'est, je ne mérite plus de vivre, la fin est venue pour moi, je dois mourir ce soir alors. C'est triste, je n'ai pas encore pris le temps de tout vivre. Une pile de détritus accueille ma carcasse endoloris par l'impact tout de même brutal. Reflexe ultime je disparais. Un démon apparaît à mes côtés alors que je rejoins le monde des démons. Oh, joli corps fragile. Eh merde. Il interagit avec moi et passe dans mon corps. Je déteste qu'on me possède, même si son instinct de survit est exceptionnelle et qu'il fera tout pour préserver mon corps tant qu'il est à l'intérieur. Je me retrouve projeter dans le monde réel, petit pantin entre les mains de l'esprit qui met mon enveloppe en branle. Il court vers un des cyclopes qui hurle, appel pour des renforts. Ma dague à la ceinture, plus pour longtemps, il la dégaine et bondis sur le cyclope. Ma lame s'enfonce dans son œil. Beurk. Le spasme de dégoût me redonne de la force et je lutte pour le renvoyer dans son plan. Je vomis sur le sol. Trop crade aussi, j'aime pas le bruit des yeux qui éclatent. Le retour à la prise en main de mon corps s'accompagne des douleurs suite à ma chute, je tombe genoux à terre. Un bruit me tire de ma concentration et je vois Wei en train de massacrer u second cyclope. Putain, on est dans la merde. Un troisième cyclope se pointe, la douleur, je m'en fiche maintenant. Wei est en danger. Je me lève, puisant dans mes ressources et cours vers mon ami.

"WEI !!!"

Je lui fonce dessus et le renverse lui évitant de se prendre la lame meurtrière d'une cyclope ténébrium. Elle disparaît utilisant sa compétence. Oui, mais moi aussi je peux jouer à ça.
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Re: Mission hasardeuse. [ft Maxwell]

le Sam 16 Déc - 15:16
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     Ses mains tremblaient. Tout son corps tremblait sous la cape sombre qui dissimulait ses formes. Wei n'allait pas bien. Il avait besoin d'aide, autant pour éviter d'être dangereux envers les autres que sur lui-même. Et en même temps, il refusait qu'on s'approche de lui, qu'on cherche à lui imposer des choses qui n'allaient pas dans son sens. Trop borné pour voir la réalité. Depuis des années le borderline vivait dans un monde à part, le faire changer bousculerait trop ses habitudes, aussi mauvaises étaient-elles.

     Le jeune homme attrapa fébrilement son paquet de cigarettes et en sortit une, l'alluma. Il tira une longue bouffée de fumée et leva la tête vers le ciel sombre pour souffler. Ce geste familier, quotidien, le rassura. Mais que sur une courte durée. Il entendit la voix de Max derrière lui. Il l'ignora encore. Après tout, qui lui disait que le gamin n'était pas lui aussi une de ces merdes qui venaient le hanter ? C'est vrai, quoi... il disparaissait, réapparaissait... Il lui brouillait l'esprit comme toutes les autres voix. L'objet prit feu entre ses doigts. Et si c'était le morveux la cause de tous ses problèmes ? Le pyro n'avait qu'à le tuer. Ouais. Voilà. Sans lui, tout s'arrêtera. C'était depuis qu'ils se connaissaient que les choses avaient dérapé. Avant, il allait bien. Sa faute. Tout n'était que de sa faute. Son cri le fit se relever. Il allait le faire taire à jamais. Une voix inconnue en bas de l'immeuble l'interpella. Le morveux fut lui aussi attiré par la jeune femme. Cet oeil. La bête en lui grogna. Il avait fallu qu'ils viennent les faire chier maintenant. Dans un élan de folie, il poussa violemment son compagnon de fortune par-dessus le vide. L'assassin descendit en piqué sur la cyclope et lui tomba dessus de plein fouet. Pas de temps de se débattre que sa dague se planta plusieurs fois dans ce corps encore chaud. Il ne remarqua pas que le plus jeune s'en était sorti et s'attaquait à un autre chien de la monarchie. Ses coups dans la chair tendre de la demoiselle, à peine plus jeune que lui laissait son lot de jet de sang à chaque passage. Les gargarismes dans sa gorgée noyée dans le fluide vital finirent par s'arrêter. Une de plus. Tant pis si cela fera une voix de plus dans sa tête, une ombre furtive sur les murs. Elle n'avait qu'à pas être là, et encore moins le déranger.

    Le brun n'entendit pas non plus le troisième garde foncer vers lui. Ce fut la voix de Max qui lui fir tourner la tête, le regard fou. Le brun ouvrit grand les yeux et se fit percuter par le plus jeune pour esquiver de justesse l'attaque d'un nouveau cyclope. Le choc le fit rouler sur le sol. Il se tourna sur le ventre et se redressa sur ses coudes, chercha les deux autres des yeux. Seulement les coups de métal s'entrechoquant. Un dernier cri et la cyclope réapparut, tombant mollement au sol près de lui. Une flaque rouge sombre lui fit hérisser les poils. Il se recula comme il put, remit son demi-masque pour ne pas à avoir à sentir l'odeur pestilentielle du sang présent en trop grande quantité ce soir. Il se releva assez loin de la scène de crime, les jambes en coton. Il regarda le massacre autour de lui. Trois gardes morts sous leurs coups. Le plus vieux avança de quelques pas, puis s'écroula sur ses genoux. Impossible de rester sur ses pieds.

« Qu'est-ce qu'il s'est passé... ? » murmura-t-il derrière son masque, les yeux choqués de voir une telle scène, alors qu'ils n'étaient encore que deux postés en haut d'un toit.

     Wei n'arrivait pas à se souvenir des quelques minutes qui venaient de s'écouler dans la violence. Il chercha le morveux du regard, l'appela même. Merde. Lui aussi était... ? Non. Non non non. Ce n'était pas possible. Il cria son nom une nouvelle fois, la voix étouffée par le masque devant sa bouche. Il releva les yeux sur une ombre devant lui. Maxwell, bien qu'amoché, se trouvait encore en vie. Le tueur se remit péniblement debout et le serra dans ses bras, ignora le sang dégoulinant de ses affaires. Le pyro n'était plus du tout le même homme que tout à l'heure. Il lui fit relever la tête et passa sa main dans ses cheveux, descendit sur sa joue. Cela se voyait dans son regard qu'il était  apeuré à l'idée de le perdre. Le brun baissa son demi-masque pour pouvoir mieux parler.

« Il s'est passé quoi ? Tu vas bien ? » le questionna le brun d'une voix tremblante.

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Re: Mission hasardeuse. [ft Maxwell]

le Sam 16 Déc - 16:04
Mission hasardeuse
Wei & Maxwell

Alors je disparais aussi. J'ai peur, je suis meurtri, cassé, brisé, j'ai pas envie de compté le nombre de mes côtes qui forme un angle bizarre sur ma cage thoracique rachitique. Je tousse. Merde, on reverra pour la discrétion, enfin, je ne suis plus sur le même plan qu'eux. Wei … WEI. Je veux pas l'abandonner, je reviens et affronte notre dimension. Dimension teintée de rouge, celui de nos ennemis morts au combat. Et Wei. La cyclope morte sur le sol. Lui paré de son masque. Je suis dans l'ombre projeté d'une poubelle, presqu'invisible, mon corps ne répond plus. Je pleure. Je pleure à chaude larme. J'ai tellement mal. La chute a endolori chaque parcelle de mon corps et je ne peux plus bouger. Si j'avance, je m'effondre.

"Wei…"

Je l'entends qu'il m'appele, aucune chance qu'il entende ce souffle, je ne peux pas parler plus fort, ma voix autant que mon corps refuse de porter. Et pourtant il me fait face. Il me voit, je pleure encore plus. Pitié Wei, vient, j'en peux plus. Il se relève et arrive à ma hauteur. Ses bras m'enlacent alors que mes jambes abandonnent la lutte. Je me serais effondré. Heureusement qu'il est là. Je pleure, je tousse, je crache. L'odeur du sang sous mon masque n'est pas de bonne augure. J'ai tellement mal, Wei… aide moi…. Je ne peux pas lui répondre comme je ne peux pas répondre à son affection. Je le sais qu'il était pas bien. Il m'aime, il m'aurait pas fait du mal sinon. Il pouvait pas savoir et j'avais qu'à pas lui hurler dessus et l'embêter.

"Pardon…"

Le noir total. Mon corps, mon esprit, ma force, tout me lâche. Je perds conscience. Au moins, je n'ai plus mal.

Quand enfin ma paupière daigne s'ouvrir, la lumière n'est pas la seule à m'accueillir. La douleur jaillit. Je hurle. Quelle salope, elle pouvait pas attendre après le petit déj' pour venir me faire chier. Enfin, pas sûr que je pourrais avaler quoique ce soit sans le revomir derrière. J'ai l'estomac tout retourné. Et ce gout de sang dans la bouche, c'est dég'. Mais il a plus l'air aussi frais, c'est que j'ai dû arrêter de saigner non ?
Je ferme aussitôt les yeux, je ne supporte pas la lumière, trop blanche trop forte pour mes yeux constamment éveillé au monde des esprits.

Une main passe sur mon front. Un linge humide. Je remarque à quel point je dois être brûlant, le linge me fait un bien fou et est tellement frais. Je soupire, entre le râle de douleur et le soupir pour être exact. Mes poumons sont désespérés de me prouver leur existence. Respirer est une tâche plus compliquée que ce que je m'en souvenais.

De toute façon, j'ai pas besoin d'ouvrir les yeux pour savoir qui s'occupe de moi. Je le sais déjà. Wei. Un sourire se dessine sur mes lèvres, suivit d'une grimace sous la douleur que m'arrache ce simple mouvement. Je tâtonne jusqu'à retrouver sa main que je serre. J'ai envie d'être là pour lui autant qu'il l'est pour moi. J'espère juste qu'il ne se souvient pas qu'il m'a jeté, je préfère encore lui dire que ce sont les cyclopes qui m'ont fait ça. Il ira pas mieux s'il sait qu'il m'a blessé. Je dois être blanc comme la mort, je me sens faible et inutile. Je pourrais pas repartir en mission de sitôt… ni même escalader la gouttière. J'espère que j'ai assez de nourriture en réserve ici. Des trucs mous, où il faut pas trop mâché. Enfin, je ferais pas ma fine bouche si on m'amène un steak. J'ai faim… J'essaye de me redresser sur mes coudes, la souffrance engendrée me tire des nouvelles larmes chaudes qui dévalent mes joues, mais je tiens. Mes côtes font clairement la gueule et mon poignet droit… Il a l'air cassé, je peux pas le bouger. Merde, j'ai jamais été aussi mal en point de toute ma vie, et pourtant j'en ai connus des moments de non gloire à manger les cafards car trop épuisé pour attraper un plus gros repas. Même les rats me battaient dans ces-moment là. Je retente d'ouvrir mes mirettes, le gauche, un œil pour commencer c'est pas mal. Ma vue est trouble, mais je distingue sa silhouette familière.

"On a réussi la mission ? J'ai le droit de me tatouer une nouvelle flamme ?"

J'esquisse un sourire crispé, douloureux, mais sincère à mon ami.
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Re: Mission hasardeuse. [ft Maxwell]

le Mer 20 Déc - 23:26
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     Wei sentait que le corps du plus jeune lâchait sous son propre poids. Il le retenait comme il le pouvait, en évitant d'écraser une partie déjà amochée de sa carcasse. Il se désinfecterait à la prochaine douche pour enlever toute cette hémoglobine qui lui donnait tant la nausée. Même si la vision du sang le dégoûtait au plus haut point, le brun garda le jeune homme contre lui.

« Max ? Max ?! Putain réponds ! »

     Une vraie poupée de chiffon sans aucune force. Le morveux venait de tomber dans l'inconscience dans ses bras. Jurant plusieurs fois, il finit par installer le gamin sur son dos avant de l'embarquer à l'hôpital. Ce n'était pas forcément la position la plus conseillée pour trimbaler quelqu'un, mais le borderline n'avait pas le temps de réfléchir et il arrivait à le garder contre lui.

     Maxwell fut admis aux urgences. En attendant de pouvoir le retrouver, le pyromane tournait en rond dans le couloir. Impossible de le calmer. Impossible non plus de se souvenir de ce qu'il s'était passé. Il se rappelait vaguement d'avoir été sur le toit avec le morveux pour leur mission, puis le vide, pour finir sur la vision de son ami en mauvais état, entouré de cyclopes morts à leurs pieds. On l'emmena dans les douches pour qu'il puisse virer tout ce sang. C'est presque s'il se décapa la peau pour faire partir les dernières traces de fluide coagulé. Le liquide finissait dans le siphon. On lui prêta des vêtements en attendant, les siens étant trop dégoûtant pour pouvoir être remis. Malgré les questionnements pour savoir pourquoi un tel accident s'était produit, le jeune homme fut dans l'incapacité de répondre, puisque lui-même ne savait pas pourquoi. Lorsque enfin on l'autorisa à rejoindre son coéquipier, le brun poussa presque l'infirmière qui sortait de la chambre. Il regarda le jeune homme alité. Une vraie momie avec ses bandages de partout. Le coût de tout ça ne serait d'aucune importance pour lui, ses missions lui ayant assez rapporté au fil des années pour faire face à une catastrophe pareille.

     L'assassin n'arriva pas à fermer l'oeil le restant de la nuit. Tout au plus, une partie de son cerveau se mettait en veille tandis que l'autre restait sur ses gardes, mais à aucun moment il put se reposer. C'est le hurlement de Max qui le tira de sa vague somnolence. Au moins un bon point : il était encore en vie. Le pyromane retira le lingue de son front pour en mettre un autre plus humide. Ses râles de douleur l'inquiétaient. Les médecins n'avaient pas intérêt à le laisser dans cet état, quitte à le doper de morphine pour que la guérison se passe au mieux. De nouveau en alerte après que son cri lui ait arraché les tympans, il remarqua chaque expression de son visage, et ça n'avait rien d'encourageant. Le gamin lui serra la main. Lui qui pourtant n'avait rien d'un gars tactile accepta ce contact sans broncher, fit une légère pression dessus pour lui faire comprendre qu'il resterait à ses côtés, évita tout de même de lui broyer l'une des rares parties encore intact de son corps. Comme le pensait le plus jeune, Wei n'avait aucune idée de pourquoi il s'était retrouvé dans cet état. Les cyclopes devaient vaguement être violents pour le casser à ce point. À moins que ce soit... de sa faute ? Non. Jamais il ne lèverait la main sur lui -excepté les petites claques et les pichenettes-. Même dans des états de rage, il préférait se défouler sur les objets alentours. Le morveux tenta de se relever. Un échec, qui lui causa plus de souffrances inutiles qu'autre chose. Il attrapa un mouchoir dans la boite posée à côté du lit et essuya ses larmes. À ses questions, le brun fit la grimace. Le plus vieux ne pouvait pas lui mentir à ce sujet.

« Erm... Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, j'en ai aucun souvenir mais on s'est fait attaquer par des cyclopes sans avoir pu réaliser la mission. »

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Re: Mission hasardeuse. [ft Maxwell]

le Jeu 21 Déc - 22:48
Mission hasardeuse
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Un sourire se dessine sur mon visage abîmé, je ne l'ai pas encore vu. Pas besoin. Je sens les bleus, la douleur qui me crispe à chaque expression que j'arbore. Et j'adore sourire, rire, prendre un air surpris, j'aime quand mon visage retranscrit la moindre de mes émotions, juste là, c'est plutôt juste que ça fait mal, et c'est à peu près tout. Sinon, la raison de ma joie soudaine ? Aucun souvenir ? Très bien grand frère, tu n'as pas besoin de savoir que je suis tombé du toit par ta faute, je serais quinze mille fois plus vigilant maintenant, c'est à moi de faire valoir mon droit de vivre en étant sur mes gardes, toujours sur le qui-vive. Pas crédible, je lui sors une pseudo excuse qui n'est pas vraiment un mensonge ni vraiment la vérité. De toute façon, j'ai la gueule trop pétée pour qu'il y lise le craque que je viens de confectionner.

"Oh, ma faute, je suis tombé du toit en entendant leur voix, j'ai sursauté. J'suis con tu sais, on va expliquer à Mama, j'suis sûr qu'on aura une autre occasion  pour …. Finir notre … travail."

Je cherche les mots, on a l'air d'être dans un endroit différent de la maison et Zeph m'a dit de faire attention à ce que je dis et où, on peut pas dire qu'avoir une cyclope parmi mes amis pour un assassin ne soit pas le meilleur atout que je n'ai jamais eu de toute ma vie… sans compter un putain de mage pyrobarbare, une véritable fournaise. Je fais la bouche en cœur en espérant avoir été assez discret. J'ai pas l'habitude, ça fait pas vraiment parti de mon vocabulaire ce genre de chose. Je finis enfin par regarder autour de moi. Ma nuque me fait mal, pourquoi c'est si douloureux d'avoir des os, des muscles, de la peau, j'vais finir par me débarrasser de toute cette chaire un de ces quatre et devenir un de ces esprits de l'autre plan, quoique certains m'ont déjà parlé de leur propre souffrance et ça a pas l'air méga top non plus. C'est vraiment nécessaire de rendre le tout aussi vulnérable.

"Wei … je suis où ?"

J'avoue, je pète de peur là. J'aime pas être dans un endroit aussi exposé et toute cette lumière. C'est quoi ce cauchemar. Je ne peux toujours pas ouvrir grands mes yeux, la lumière est trip vive, trop douloureuse pour eux, je suis obligé de les plisser et ça m'aide pas à mieux comprendre dans quel bordel je me suis encore foutu. Tut ce que je comprends c'est que Wei est là pour moi au final, c'est bien la preuve qu'il a jamais voulu me faire de mal. Saleté de pupilles dilatées. Il m'explique rapidement et je commence à comprendre ce que je distingue. Je chuchote, gêné.

"Wei … Tu peux pas m'emmener ici, je suis pas la bienvenue, ils aiment pas les orphelins sans le sous, j'suis juste une plaie pour eux."

J'ai déjà d'autres gens qui m'ont retrouvé à moitié mort et qui ont essayé de m'y conduire quand j'étais plus petit. Je sens encore leur regard cuisant, leur mépris, leur répugnance. Je suis pas un être fait pour ce genre d'endroit trop normal, trop propre, trop de gens aussi. Je suis plutôt du genre social, mais avec qui j'ai envie de l'être. Et ces médecins … Ils m'ont touché ? Je me sens mal, en plus des courbatures qui engourdissent ma carcasse, je sens aussi ma poitrine se serrer autour de mon palpitant, je suis en train de paniquer. Je prends lentement connaissances des bandages qui parent mon corps, je vois à peine mes mains sous la tonne de gazes et autres compresses sous d'épais pansements, remontant le long de mes bras, tout autant invisible. Look momie, dans d'autres circonstances j'aurais ris.
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Re: Mission hasardeuse. [ft Maxwell]

le Mar 23 Jan - 19:21
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Un sourire apparut sur le visage abîmé du gamin, à son plus grand étonnement. Qu'est-ce qui pouvait le rendre heureux dans une situation pareille ? Son explication le laissa perplexe. C'est vrai, Max n'était pas toujours très habile et ses gaffes nombreuses. Cependant... tomber du toit ? La vache. Sacrée chute. Il se demandait presque comment il avait pu survivre à une telle dégringolade, surtout dans un quartier aussi moisi que le leur. Impossible de se souvenir de ce qu'il s'était passé, vraiment. Juste la fin, avec les cadavres des cyclopes et son ami ensanglanté. Cette vision lui donna un haut-le-coeur. Il déglutit et poussa un soupir silencieux.

« On aura d'autres occasions, ouais. »

Il faudrait également dire à Mama que l'individu en question n'était pas passé là où elle l'avait prédis. Une vérité inventée de toute pièce pour ne pas les mettre plus dans la galère. C'est bon, le plus jeune était assez amoché comme ça, ni l'un ni l'autre ne voudraient en plus des remontrances de cette vielle femme. Cela ne lui plaisait pas de lui mentir, mais devant l'état général de son compagnon de misère, il ne voulait pas que la pyro s'en prenne un peu plus à lui. Maxwell commença à s'agiter. Le brun le surveilla de près. Pas la peine qu'il se fasse encore plus mal. Boulet qu'il était, il serait capable de rouler sur le lit et se retrouver le nez sur le sol.

« On est à l'hosto. »

Bien sûr que non, il n'avait jamais voulu lui infliger ce genre de blessure. Lors de ses autres colères, quand il gardait toute sa tête, jamais il n'avait réellement levé la main sur lui. Il détournait toujours sa violence sur des objets innocents. À la limite, il l'intimidait en l'attrapant par le col. Les seuls gestes restaient les petites tapes derrière la tête ou les pichenettes sur le front. Comparé aux passages à tabac que le junkie pouvait faire sur certaines personnes, Max restait quand même bien épargné. Heureusement qu'il ne se souvenait de rien.

« Si ça leur plait pas je leur casse la gueule. » lâcha-t-il sans pression.

Clair. Net. Précis. Il avait assez de moyens pour payer l'intégralité des frais. Ses contrats payaient bien. Alors ils avaient intérêt à le garder jusqu'au rétablissement total. Hors de question que les médecins le ne mette à la porte, sauf s'ils voulaient qu'un mystérieux incendie se déclare, comme par hasard, dans la nuit suivant son rejet. Quitte à déménager ici et rester à ses côtés tout le long de son séjour s'il le fallait. Les règles de l'établissement sur les heures de visite ? Il s'en contrefoutait pas mal. Il trouvera le moyen de regagner sa chambre même lorsqu'on lui demandera de débarrasser les lieux, que ce soit en se glissant dans les couloirs sans surveillance ou en escaladant la façade du bâtiment.

« Tu aurais voulu que je t'emmènes où, sinon ? »

S'il lui répondait dans leur immeuble, il lui en collait une. Bon ok, peut-être pas. Le pauvre était déjà assez amoché comme ça, pas la peine de lui rajouter une claque supplémentaire. Mais le tueur n'était pas infirmier, il n'avait aucune connaissance poussée dans ce domaine. Tout juste bon à faire les soins de base pour ne pas claquer d'une infection due à l'environnement pollué d'Unnder. Alors le ramener chez eux lui avait paru impensable. Si c'était pour voir le plus jeune souffrir le martyr sans anti-douleur, tout en essayant de lui remettre les articulations en place, le tout baigné dans du sang plus ou moins poisseux, même pas la peine d'y penser. Tout comme perdre du temps à essayer de trouver quelqu'un qui voudrait bien l'aider, ce qui voulait dire laisser le jeune homme sans surveillance. Le plus simple avait été l'hôpital, un point c'est tout.
Wei remarqua que son coéquipier commençait à prendre conscience de la multitudes de bandages sur son corps meurtri. Ceux qui s'étaient occupé de lui avaient fait un boulot monstre. Et que cela lui plaise ou non, sans eux, le pyromane doutait n'était pas certain que son coéquipier serait encore en vie pour se plaindre.

« Bon alors tu vas te calmer direct, je reste à tes côtés. Tu vas sagement rester ici le temps que tu guérisses, il ne va rien t'arriver. Et si quelque chose arrive quand même, tu sais que je ne suis pas loin. »

Sous-entendu qu'il pourrait leur faire la peau, mais ça, il préférait le taire pour ne pas aggraver les choses. Déjà que sa tête n'inspirait pas la confiance, si en plus il commençait à parler de meurtre d'infirmiers... Bref. Que le gamin se repose, le brun veillera sur lui.

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Re: Mission hasardeuse. [ft Maxwell]

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