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Maître Suprême
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I - La vie des Synchronautes

le Dim 11 Mar - 13:54
Si la vie des Synchronautes tant à s'améliorer au fil du temps grâce aux nouveaux soins développés par la médecine générale, elle n'en reste pas moins difficile pour certains. On estime l’espérance de vie actuelle, si l’environnement voulait bien rester aussi calme que le printemps tout au long de l'année, à environ 90 ans pour les femmes et 85 ans pour les hommes. Toutefois, il est rare que les gens atteignent cet âge honorable dans les faits. Les doyens vivent dans les hautes sphères, les plus agréables à vivre. Le reste de la population doit s'attendre à une espérance plus faible, autour des 80 ans pour les plus chanceux, moins pour ceux qui n'ont pas le minimum pour vivre décemment. La canicule et le froid glacial fauchent de nombreuses vies, tout comme certaines maladies et les accidents, dont les mortes en couche.

La bulle compte de nombreuses naissances au printemps et en automne. Ceux qui arrivent au début de ces deux saisons les plus clémentes ont un peu plus de chance de s'en sortir par rapport à ceux nés plus tard. Malheureusement, nombre de décès sont déclarés dans les périodes critiques, en été et en hiver, tendant à garder stable, voire légèrement diminuer la population suivant les années. Les plus fragiles ne peuvent supporter les températures extrêmes. Les plus touchés sont, sans surprise, les enfants et les personnes âgées. Le personnel médical et les chercheurs remarquent une petite augmentation constante du nombre d'habitants depuis quelques temps. Le métabolisme humain s'adapte peu à peu aux nouvelles conditions auquel il est soumis. Les changements restent lents et il faudra encore de nombreuses générations avant que le corps soit habitué aux caprices de la Nature.

Les soins sont très traditionnels. Il n'existe qu'une poignée de médicaments comme nous les connaissons, et ils sont utilisés lorsque les autres méthodes n'ont rien donné. À la place, la médecine utilise beaucoup les plantes, mais également la magie des flux primaires. Les techniques se perfectionnent de jour en jour, évitant bien des morts.


• maternité

Parce qu'il faut bien repeupler la bulle pour éviter la disparition de la population, des propagandes ont été mises en place pour inciter les couples à faire le plus d'enfants possibles. Ainsi, les familles nombreuses ne sont pas rares dans les rues de la ville. Une mère a en moyenne quatre ou cinq enfants durant sa vie, si on ne prend pas en compte les petits morts à leur naissance ou dans les mois qui suivent. Rares sont celles qui en ont plus, malgré tous les soins apportés pour éviter ces décès prématurés.

Les femmes ont pris l'habitude de se rendre à l'hôpital pour donner la vie depuis que ce dernier s'est perfectionné. Les naissances à domicile existent encore, pour les familles très riches seulement. À cause de la mortalité infantile importante, les risques pour la mère et l'enfant sont plus élevés à la maison que dans une clinique. Les femmes du peuple ne risqueraient pas leur vie ou celle de leur enfant à accoucher chez elles. En cas de problème, le personnel est déjà sur place, quand il n'y a qu'une sage-femme à la maison pour aider la future maman. Les enfants sont pris en charge par se personnel de l'hôpital tout de suite après leur naissance, surtout dans les saisons à risque pour leur donner les meilleures chances de survie. Ils sont vu comme des cadeaux et c'est toujours une joie d'en avoir un nouveau, comme une immense tristesse d'en perdre un autre. Ils sont l'avenir de la bulle. Les femmes mettent au monde de nombreux enfants et malgré les pertes, les nouvelles générations ont plus de chance d'atteindre l'âge adulte. Ce qui donne une population relativement jeune dans l'ensemble.

Ce sont les mères et les femmes en général qui s'occupent de l'éducation des enfants, bien que le père, s'il est là, ne reste pas inactif dans cette tâche. Si la plupart des femmes acceptent leur statut de mère et sont enchantées d'élever plusieurs bambins à la fois, certaines ne voient pas la grossesse comme une chance et préféreront abandonner leur descendance sans le moindre remord. Les enfants non-désirés sont, au mieux, laissés à l'orphelinat, et au pire, abandonnés dans les rues sales des quartiers mal famés, livrés à eux-même dès le plus jeune âge. L'avortement existe mais il est très mal vu, sauf si la santé de la mère est mise en jeu ou dans le cas de viols. Dans le premier cas, mieux vaut sacrifier une vie pas encore née pour permettre à la femme d'en refaire plus tard. Dans le second cas, il est compréhensible que la victime ne veuille pas porter le fruit de cet acte inhumain et elle aura le soutient de sa famille. Le reste du temps, ce sont les prostituées qui y ont recours, parfois dans des conditions clandestines horribles pour ne pas subir les regards désapprobateurs de la foule.


• décès

La mort, tout comme la naissance, font parti des moments clés de la vie d'un Synchronaute. La mortalité due aux maladies est en baisse grâce aux nouveaux soins. Les mères ont plus de chance de s'en sortir à l'accouchement. Le plus gros risque reste la bulle elle-même et ses saisons meurtrières. Sa sélection est rude et seuls les mieux adaptés s'en sortent. Les gens ont tendance à vivre plus vieux qu'avant. Il sera toujours difficile de perdre un membre de sa famille ou un proche, quel qu’en soit la raison. Les périodes sombres ont changé les mentalités à ce sujet. La population accepte cette finalité qui arrivera un jour ou l'autre quoi qu'il en soit. Cependant, tant qu'elle est en bonne santé, elle préfère penser à la vie plutôt qu'à se demander ce qu'il se passe après le dernier souffle.
Le respect des anciens est très présent dans la bulle. Ils possèdent le savoir qu'ils transmettent de génération en génération. À cause de la fragilité de l'âge, ces personnes sont prises en charge et soignées à moindre coût jusqu'à leur départ. Même les plus démunis ont le droit à un peu d'amour avant de quitter la bulle. Il y aura toujours du monde pour prendre soin d'eux. C'est déjà un moment difficile pour ces personnes et leurs proches, autant ne pas ajouter une charge financière élevée en plus.

La crainte ancienne des maladies liés aux corps qui pourrissent et le nombre de morts élevés font que l’incinération est la technique la plus employée. Les urnes sont décorées avec soin et les familles ont souvent un caveau qui leur est réservé. Les défunts gardent leur masque dans leur tombe. Ils l'ont eut depuis leurs premières années de vie, c'est un acte sans nom d'arracher ce qui est de plus précieux pour la personne. C'est presque une partie d'elle, un prolongement de l'âme. Seuls les criminels n'ont pas ce respect. Une sorte de vengeance pour avoir trahis le peuple. Leur masque sera détruit grâce à un sort puissant et les morceaux seront jetés dans l'océan, où ils couleront au fond ou dériveront jusqu'à tomber dans le vide.


Si tout le monde naît avec la même espérance de vie, le choix du masque peut faire varier l'âge du décès. Ce n'est pas le masque en lui-même qui détermine la mort, mais les comportements à risque de la personne qui en découle. Cela reste des statistiques et des observations, chaque personne est unique.


• handicap

Que cela soit un membre ou un sens déficient, depuis la naissance ou survenant plus tard, le handicap physique n'est pas une fatalité du fait de nombreuses prothèses et implants existants à ce jour. Il est possible de se faire soigner en échange d'une certaine somme de valirs. Les enfants handicapés sont traités comme les autres, suivant leur degré d'indépendance. Puisque l'objectif de la population est de croître, aucun n'est mis à l'écart et les familles les plus pauvres peuvent accéder à des aides financières pour s'occuper de ces jeunes. Dans la mesure du possible, il est préférable de ne pas trop s'incruster dans la vie de la personne. D'une part, c'est mal vu par cette dernière qui ne veut pas qu'on s'apitoie sur son sort, de l'autre parce qu'il faut qu'elle se débrouille par elle-même autant que possible dans la vie de tous les jours. Tout le monde doit se rendre utile et quelqu'un qui laisse les autres gérer à sa place risque de glisser dans la paresse.

Le handicap mental (retard, autisme, maladies...) est plus dur à gérer car il y n'a que peu d'informations à ce sujet. En effet, la recherche ne s'est concentrée dessus plus que cela, devant surtout préserver la population affaiblie par les maladies liées aux mauvaises conditions de vie durant les premières décennies de la bulle. Ces personnes peuvent aller voir des psychologues si elles le souhaitent. Toutefois, la plupart de ces derniers préconisent l'internement en hôpital psychiatrique, sans vraiment chercher à trouver d'autres solutions. Le seul bâtiment qui accueille ces gens possède une mauvaise réputation. On y raconte même que des chercheurs y font des expériences sur les malades, sans que cela n'ait été vérifié (une fois rentré dedans, les sorties sont rares et les familles n'ont pas le droit de rendre visite). De ce fait, peu de monde franchit les portes de l'établissement, ou même osent parler de leur état mental, soit pour ne pas y être envoyé, soit parce qu'ils ne savent pas qu'ils sont malades. Les médecines alternatives peuvent calmer les crises, mais ne combattent pas le mal à la source comme pourraient le faire nos médicaments.

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